L idee

“Trente-cinq ans après les premières alertes, l’inquiétude est désormais générale. Jour après jour, des études scientifiques de premier plan s’accumulent sur la crise écologique planétaire. Climatologues, chimistes et biochimistes, biologistes et zoologistes, botanistes et parfois même économistes se rejoignent sur un constat: les choses ne peuvent pas durer ainsi.

Au moins pour une raison (presque) simple: nous demandons trop à notre petite Terre. Un nouvel outil, “l’empreinte écologique”, permet de mesurer la pression que les sociétés humaines exercent sur la nature. A notre échelle d’individus, cette empreinte traduit en une surface productive théorique les ressources que nous mobilisons pour satisfaire nos besoins (alimentation, habitat, transports, gestion des déchets...). Par exemple, l’empreinte écologique moyenne d’un Français est de 5,26 ha. Cela vous paraît peu ? C’est au contraire énorme, car si le monde entier en faisait autant, il faudrait prés de trois planètes pour le satisfaire! Au niveau de la consommation atteint par les États-Unis, il en faudrait cinq.
Jusqu’en 1960 nous n’étions alors que 3 milliards d’humains, nous ne ponctionnions “que” 50% de ce que la Terre peut durablement nous offrir. Le point de bascule se situerait autour de 1986: nous étions 5 milliards et, cette année là probablement, l’empreinte écologique de l’humanité a dépassé la surface productive de la Terre. Traduction pratique de cette image symbolique : depuis vingt ans, globalement, nous ponctionnons les ressources de la Terre (énergie, eau potable, espèces vivantes, forêts, sols fertiles...) plus rapidement qu’elle ne peut les renouveler. Sans trop réfléchir, nous consommons non seulement les “intérêts” de la nature, mais également son capital, évidemment limité.
Comme dans un budget familial déséquilibré, nous creusons un déficit que personne ne sait comment combler.
Combien de temps une telle situation peut-elle durer? En 2050, nous devrions être environ 9 milliards d’êtres humains. Avec quelle soif de consommation matérielle? Cette fuite en avant est la source de quantité de phénomènes dont nous entendons parler chaque jour: crise du climat, pêche excessive, désertification, disparition des forêts...

Il est temps de changer....”
article tiré de 60 millions de consommateurs, Hors série consommer vert,
n°128 oct-nov 2006, p6, “la crise écologique en cinq actes”.

D'OU VIENT CE PROJET ?


Lors de ma dernière année de formation en Design Global ; je choisis l'écologie comme projet de diplôme.
Soucieuse de l'avenir de notre planète et engagée personnellement dans des causes écologiques, je choisis naturellement ce thème ; persuadée que les designers de demain se doivent de voir dans l’avenir et que l’écologie est un nouveau paramètre à prendre en compte dans tous les secteurs de la création.

OBJECTIFS PERSONNELS

Désirant me définir en tant que “éco-designer” à la sortie de l’école ; je choisis de concevoir un projet concret, réaliste et pouvant aboutir dans un délais plus ou moins proche à la concrétisation du projet; en passant par le contact avec d'éventuels clients, partenaires, fournisseurs, fabricants, et peut-être par ce projet aider au changement des mentalités au sujet de l’écologie.
Au travers de ce sujet et dans mon travail futur, je vise à changer les habitudes des consommateurs : choisir un produit écologique, une marque qui respecte l’environnement plutôt qu'un autre... 


IDÉE DE DÉPART

Une multitude de solutions sont actuellement proposées pour vivre et “consommer” écologique : biocarburant,  véhicules hybrides, éco-construction, objets divers ...
Des campagnes publicitaires sont mis en place pour inciter les gens à faire un effort écologique sans perturber leurs habitudes. Malgré tous, la réponse : “ce n’est pas ma petite contribution qui y changera quelque chose” est encore très présente. Je désire faire prendre conscience des enjeux de l’écologie ; ce n’est pas un lobby,
ce n’est pas une mode, ce n’est pas une dictature qui nous est imposée, mais c’est une contrainte qu’il ne faut pas oublier de nos jours ; cela nous concerne tous !

 

ÉVOLUTION DE L'IDÉE

De nombreuses campagnes de sensibilisation à l’écologie sont déjà menées depuis ces dernières années par des groupes ou associations ; mais il est difficile de toucher un public adulte, qui se sent peu concerner par cette cause.
Comment accéder à un public qui ne désire pas s’intéresser à ce problème ?
Comment les adultes perçoivent-ils les informations qui leur sont données sur l’écologie depuis ces dernières années?

Une grande question reste en suspend :
COMMENT LES ADULTES VOIENT-ILS L’ ÉCOLOGIE ?
Suite à un questionnaire sur ce sujet auprès d'un public divers, la presque totalité des réponses pu être classée dans deux catégories : Les réponses “mesurées” et  les "idées reçues".

IDÉE FINALE

Ma démarche est de montrer le côté de l’écologie que les gens ne connaissent pas, contrer leurs idées reçues, au travers d’une “exposition” qui démontera ces idées reçues par des exemples concrets ; dans un but d'attirer les gens qui ne sont pas intéressés par l’écologie.
Surprendre, interpeller et donner envie de parcourir l’exposition ...

Changer les mentalités :
Au travers d’une exposition sur les idées reçues, placée dans un lieu public de grand passage; lors d’une occasion spéciale (fête, journée...)


Changer les mentalités, pourquoi ?
Son but est de surprendre, d’interpeler et d’attirer les gens à ce préoccuper des problèmes d’écologie. Pour que les gens puissent s’intéresser à ce problème, il est mis à leur disposition des expositions, actions pour leur permettre de comprendre le problème, connaître les solutions ou les produits proposés...
L’exposition “idées reçues” introduisant la consommation éco-responsable, les commerçants sont invités à mettre en avant les produits les plus respectueux de l'environnement ou parlant d’écologie pour participer à la manifestation.