lundi 25 octobre 2010

La Pompe à Chaleur air eau fournit de l’eau chaude sanitaire

FAUX la plupart du temps

Elle sert avant tout à chauffer une habitation par injection d’eau chaude dans un circuit de chauffage central ou d’un plancher chauffant. Pour obtenir un générateur d’eau chaude sanitaire (ECS), il faut coupler la Pompe à Chaleur à un système de production d’ECS comme le chauffe-eau thermodynamique. Ceci donne évidemment droit au crédit d’impôt, mais cela permet également d’avoir accès à l’éco-prêt à taux zéro suivant les conditions habituelles (bouquets de travaux, cumul possible avec le crédit d’impôt si le foyer touche moins de 45.000 €/an…).

extrait du site http://www.quelleenergie.fr

Les granulés de bois ne chauffent pas tant que ca

FAUX
Le bois possède la qualité de dégager de la chaleur après un allumage relativement facile. C’est pour cela que le bois est un combustible historique utilisé depuis 400.000 ans ! Depuis, d’autres moyens de chauffage plus efficaces ont été découverts, mais le bois reste compétitif. La forme que prend le bois est également importante, dans la mesure où 1 tonne de granulés de bois produit autant d’énergie lors de sa combustion que 3 à 4 stères de bois (environ 2 tonnes). Par rapport à d’autres formes de chauffage, cette même tonne de pellets émet autant d’énergie que 500 litres de fioul ou que 400 kg de propane. Le choix de la variété de bois a également son importance car le chêne est plus énergétique qu’un épineux, qui contient lui-même potentiellement plus de puissance qu’un feuillu.

Pour éviter le réchauffement climatique, il suffit de compenser

FAUX
Sur le circuit automobile de Melbourne, le 28 mars dernier, les pilotes de formule 1 pouvaient foncer la conscience tranquille. Le Grand Prix d'Australie avait prévu de "compenser" le gaz carbonique émis par les bolides. Concrètement, les organisateurs financeront des projets écologiques contribuant à réduire les émissions de CO2 à proportion de la pollution engendrée par la course. Idéal pour se racheter une conduite.
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, le photographe Yann Arthus-Bertrand et quelques stars du cinéma agissent de même quand ils prennent l'avion : 2 centimes d'euro par kilomètre parcouru serviront à planter des arbres, à remplacer des centrales à charbon par des fours solaires ou à bâtir des éoliennes. En réalité, ces nouvelles "indulgences" tiennent du gadget (voir le numéro spécial de Politis : "Voyager sans avion").

Une forêt plantée en 2010 ne sera efficace que dans 100 ans :D'abord, la compensation ne peut pas fonctionner à grande échelle. Pour l'instant, le "poids" du CO2 "capté" dans le monde par ce processus est de 50 000 tonnes, l'équivalent de toutes les émissions de deux régions françaises. Dans un monde de gentils "compensateurs", les bonnes volontés individuelles pourraient représenter, en 2020, au grand maximum 7 % des émissions de carbone, d'après les calculs de l'organisation Ecosystem Marketplace.
Les extrapolations du consultant Jean-Marc Jancovici, spécialiste de l'effet de serre, confinent même à la déprime carbonique : pour compenser les émissions de CO2 en excès, il faudrait planter des arbres sur 15 millions de kilomètres carrés. Ou reboiser quatre fois la superficie de l'Union européenne. "Cela implique de planter sur des terres agricoles. Bon courage pour le chef de projet", conclut Jancovici.
Conscients de cette limite, les compensateurs se tournent maintenant vers le vent, et plantent des éoliennes. Un bon substitut, mais les hélices prennent aussi de la place : il faudrait 1,5 million de mâts. "Vu les espaces nécessaires à la compensation, les riches du Nord délocalisent leurs projets dans le Sud", regrette Augustin Fragnière, chercheur en sciences de l'environnement à l'université de Lausanne et auteur de La Compensation carbone : illusion ou solution ? (PUF). Un sérieux problème de place, mais aussi de temps : "Les compensateurs achètent des réductions de CO2 par anticipation. Une forêt plantée de nos jours captera du carbone dans un siècle."
"La compensation conforte les consommateurs dans leur philosophie hédoniste : ils brûlent aujourd'hui chez eux et réparent plus tard ailleurs", renchérit Augustin Fragnière. Et, un peu comme dans l'immobilier, financer un puits de carbone "sur plan" peut réserver de mauvaises surprises. Dans le cadre de sa tournée labellisée "neutre en carbone", en 2006, le groupe de rock Cold Play a financé la plantation d'une forêt de manguiers dans le sud de l'Inde. A cause du manque d'eau, elle ne piège que quelques grammes de carbone.
Il existe même de "faux" projets. Plus précisément, l'annonce de compensations qui, en réalité, ne sont que des projets déjà en cours de réalisation, alors que le mécanisme de la compensation implique une création ex nihilo.
Selon l'ONG International Rivers, 89 % des 400 projets hydroélectriques chinois présentés comme des initiatives de compensation étaient presque achevés. Autrement dit, la compensation n'est pour rien dans la conception de ces barrages. Elle profite surtout à leurs concepteurs, ravis de recevoir une aide. La compensation ne piège pas que le carbone.

Le béton n'est pas recyclable

FAUX

Le béton, c'est majoritairement du sable, des granulats, et une colle «minérale» : le tout est recyclable.

Le béton est composé essentiellement de sable, de granulats et d'une colle «minérale» (ciment et eau), qui sont autant d'éléments recyclables.
- Une fois concassé, le béton issu de la dé-construction se compacte très bien et permet, par exemple, de
réaliser des sous-couches routières. Cette utilisation est déjà encadrée par une norme NF, ce qui n'est pas le cas pour la brique.
- La filière est capable d'absorber les volumes de granulats recyclés produits lors d'opérations de
dé-construction.

télécharger un petit guide ma maison durable : la preuve par le béton

Les véhicules G.P.L perdent la garantie constructeur

FAUX

Dans le cas d’une voiture GPL achetée neuve, c'est-à-dire équipée en 1ère monte, la garantie constructeur fonctionne comme pour n’importe quel véhicule. Pour les véhicules transformés ultérieurement au GPL, c'est-à-dire équipés en 2ème monte, la question de l’assurance est différente… mais rassurante. Jusqu’à trois garanties peuvent couvrir un véhicule GPL.

La garantie constructeur pour un véhicule GPL :
Les modalités et l’étendue de cette garantie varient selon chaque constructeur. Elle peut porter sur les pièces et la main d’œuvre, couvrir le véhicule sur une durée ou un nombre de kilomètres définis. Dans l’hypothèse où le moteur du véhicule serait transformé, certains constructeurs l’exclut de la garantie. Dans ce cas, cette condition devra être clairement précisée sur le contrat de garantie et ne concernera que le moteur.

La garantie légale des vices cachés pour une voiture GPL :
La garantie légale des vices cachés s’applique aussi bien pour l’achat d’un véhicule neuf que pour celui d’un véhicule d’occasion. Le vendeur, professionnel comme particulier, est responsable des vices cachés décelés sur le véhicule après sa vente, et ce durant une période déterminée. Le vendeur est alors tenu d’indemniser l’acheteur à hauteur du préjudice. Ainsi, comme n’importe quel véhicule, un véhicule GPL bénéficie d’une garantie légale des vices cachés.

La garantie de l’installateur GPL :
Il est fréquent que les installateurs GPL proposent une assurance complémentaire lors de l’installation d’un kit GPL sur votre véhicule. Cette assurance se substituera à l’éventuelle défaillance de la garantie constructeur. C’est pourquoi, lorsque vous choisissez votre installateur GPL, prenez soin de lui demander les garanties qu’il offre.

 extrait du site http://www.jerouleaugpl.com

un réservoir GPL prend toute la place dans le coffre

VRAI et FAUX

Cette image du coffre de voiture obstrué par un imposant réservoir GPL date d’une époque où les réservoirs étaient couramment installés dans le coffre, faute de mieux. Conscients du désagrément pour les automobilistes, les professionnels du GPL ont heureusement trouvé des solutions pratiques afin que l’encombrement d’un réservoir GPL ne soit pas pénalisant.

Plusieurs formes de réservoirs GPL :
Les équipementiers de GPL proposent aujourd’hui différentes formes de réservoirs pouvant s’adapter à tous les véhicules, de la citadine à la berline, en passant par le monospace ou le 4x4. Au-delà de la taille qui peut varier en fonction des besoins du véhicule, il existe deux grandes familles de réservoirs GPL : les cylindriques et les toriques. Majoritaire, cette seconde catégorie offre l’avantage d’épouser la forme de l’emplacement de la roue de secours. De la sorte il n’y a aucune perte d’espace, le coffre conserve toute sa capacité de stockage.

En cas de réservoir torique, que faire lors d'une crevaison ?
Lorsqu’un réservoir torique se substitue à la roue de secours, celle-ci est alors remplacée par une bombe anti-crevaison. Efficace et pratique, la bombe anti-crevaison a fait ses preuves. Elle permet de reboucher le trou dans le pneu et de reprendre sereinement la route. D’ailleurs il faut noter qu’aujourd’hui la plupart des véhicules sont vendus sans roue de secours, les constructeurs estimant qu’elle n’est que trop rarement utilisée pour la systématiser sur tous les véhicules. La bombe anti-crevaison a donc de beaux jours devant elle…

 extrait du site http://www.jerouleaugpl.com

jeudi 21 octobre 2010

Les stations GPL sont trés rares

FAUX
Vous ne les remarquez peut-être pas, pourtant il existe de nombreuses stations service pourvues de pompes GPL en France. Vous n’avez pas à craindre la panne sèche de GPL, encore moins si vous vous déplacez chez nos voisins européens où le GPL est en général encore plus développé.

Les stations GPL en France :
Il existe près de 2 000 stations GPL sur l’ensemble du territoire français. Un chiffre à mettre en perspective avec les 15 000 stations service au total en France. Alors certes les stations GPL pourraient être encore plus nombreuses, mais leur répartition actuelle permet déjà une excellente couverture de l’ensemble du territoire. Rares sont les zones dépourvues de stations GPL à proximité. Pour plus d’informations lors de vos déplacements, consultez la liste des stations GPL du groupe Total sur www.totalgaz.fr.

Les stations GPL en Europe:
En Europe, on compte plus de 14 000 stations GPL. Il faut dire qu’avec près de 6 millions de véhicules GPL, il est vital que l’Europe soit équipée de stations GPL. Dans certains pays, comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou l’Italie, le GPL est un carburant très populaire. Vous n’aurez donc aucun mal à y trouver une station GPL lors de vos déplacements professionnels ou vacances à l’étranger. roulant au

Avec le GPL, n’oubliez pas la bicarburation !
Un réservoir GPL plein assure en moyenne une autonomie entre 400 et 600 kilomètres. Si toutefois vous deviez vous retrouver à court de GPL, n’oubliez pas que votre voiture GPL est un véhicule à bicarburation. Autrement dit qu’il possède également un réservoir à essence en état de marche. Vous pouvez ainsi parfaitement rallier la prochaine station GPL en basculant sur le réservoir à essence.

Dans les faits,  les stations G.P.L couvrent l'ensemble du territoire !
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 extrait du site http://www.jerouleaugpl.com

les déchets informatiques ne sont pas recyclables

FAUX
Netbook, tablet PC, ultraportable, smartphone : il n’y a pas d’interruption dans la course aux innovations. Très bien, on s’en félicite. Mais le paradoxe est aujourd’hui le suivant : en alimentant le stock mondial de matériel électronique (même s’il est éco-respondable), la bonne vieille théorie des vases communiquants s’appliquent : le cycle de vie des ordinateurs se raccourcit et leur mise au rebut augmente. Conséquence : les déchets électroniques s’empilent. Implacable.
Des millions de tonnes de déchets, et moi et moi, émoi ?
Dans l’UE,   75%  des déchets informatiques échappent aux filières de recyclage. Un phénomène comparable en France (avec 1,6 millions de tonnes non valorisées chaque année). Face à cette aberration, des solutions ont été mises en place pour donner une seconde vie à ce jeune-vieux matériel à peine né, et déjà périmé.
Filières de recyclage
S’alignant sur les directives européennes, le gouvernement à mis place une  filière de recyclage des déchets d’équipements (DEEE). Elle oblige les distributeurs à reprendre le matériel usagé, moyennant une participation financière à l’achat : juqu’à 8 euros pour un écran d’ordinateur par exemple. Mais bien sûr, il faut encore que le consommateur soit informé de ce débouché…
Recyclage des déchets : les PME s’y mettent
Les premières unités de traitement de déchets  électroniques on été mises en place en France.  Et le nombre d’entreprises souhaitant se spécialiser dans le recyclage spécifique (ex : circuits imprimés) augmente. Une tendance appuyée par l’essor de l’économie Green IT !

Le casse-tête de la collecte
Reste à régler le problème de la collecte. Déchetterie, retour au fournisseur : pas facile pour les PME d’organiser la mise au rebut de leur vieux stock. La solution viendra-t-elle de ces prestataires  (ex : Cycladis) qui assistent les entreprises dans la valorisation de leurs déchets?

Ou pourquoi pas du système D :  à l’image de l’association Emmaüs par exemple, qui donne une deuxième vie au matériel électronique usagé.

 extrait du site http://www.clir.fr

dimanche 17 octobre 2010

Les OGM sont dangereux pour la santé

VRAI et FAUX
Aucune étude n'a démontré un quelconque effet des OGM (organismes génétiquement modifiés) sur la santé et on reste plutôt dans le flou. Les OGM sont issus de transferts de gènes, qui ont naturellement lieu lors de croisements d'espèces classiques. Le principal risque est qu'ils aient un effet allergène. Autre risque : les OGM résistants aux herbicides et aux fongicides vont être aussi plus chargés de ces substances puisqu'abondamment arrosés. A l'inverse, les OGM résistants aux insectes ou aux parasites pourraient être meilleurs pour la santé que les plantes classiques puisqu'on aurait moins besoin de recourir aux pesticides. D'autre part, certains chercheurs travaillent sur des OGM enrichis en vitamines ou contenant un vaccin à destination des pays en voie de développement. 



Je complète cet article puisqu'il est vrai que le sujet des OGM est sensible :

De nos jours les organismes génétiquement modifiés sont au cœur des débats économiques internationaux. Ils laissent rarement indifférents ! On se pose beaucoup de questions sur  ces nouveaux aliments. Mais que représentent réellement ces trois lettres : O.G.M. ? En mange - t - on ? Ont ils des conséquences sur l’environnement et sur la santé ? Doit-on en avoir peur ?
Qu'est-ce qu'un O.G.M ?


Un OGM est un Organisme Génétiquement Modifié.

Ce terme désigne tout organisme vivant modifié par le biais du génétique : Levures, plantes, etc. Des bactéries génétiquement modifiées sont utilisées depuis de nombreuses années pour la fabrication de fromages, d'enzymes et de médicaments. Une plante génétiquement modifiée est une plante dont le patrimoine génétique (ou génome) à été enrichi par un transfert d'un gène supplémentaire, appelé transgène, qui lui donne un avantage particulier, comme la résistance à des insectes nuisibles ou à des maladies, par exemple.

Risques environnementaux :

Depuis plusieurs années déjà, des plantes dont les gènes ont été modifiés sont cultivées, puis commercialisées en Amérique du Nord. Au contraire, en Europe, les pays ont choisi de prendre de nombreuses précautions en ce qui concerne les OGM. Ils essaient d'évaluer les risques potentiels de cette nouvelle technologie avant toute exploitation à grande échelle. Pour eux le plu important est de connaître ses risques et de savoir les maîtriser.
Mais, pour l'instant, nous ne possédons pas une véritable réponse globale concernant l'étude des risques des Organismes Génétiquement Modifiés. En effet, tout dépend de l'espèce concernée et du gène qui lui sera introduit. Aujourd'hui, nous n'avons pas encore assez de recul pour évaluer les risques envers l'environnement. Tout ces risques sont donc potentiels. 

Transmission de gènes par pollinisation et croisements inter variétaux
Chez les espèces végétales, les transmissions de gènes s'opèrent par des croisements sexuels. C'est surtout le pollen qui est concerné par cette dissémination : il est transporté par le vent ou bien par des insectes dits " insectes pollinisateurs ". Le problème est que cette transmission peut se faire entre plantes d'une même espèce mais aussi en direction d'espèces sauvages, les " mauvaises herbes ". Cependant, les flux de gènes se transmettent différemment selon les espèces concernées ainsi que selon l'écosystème qui les entoure...
  

Apparition d'insectes résistants aux plantes transgéniques
Chaque culture a son principal " ravageur ", un insecte qui se nourrit inlassablement de cette culture et produit des dégâts plus ou moins gros. En France, le maïs a donc son ennemi : la pyrale du maïs, un papillon capable de créer une à trois générations par an suivant les régions. Jusqu'à aujourd'hui, les agriculteurs protégeaient leurs cultures par des traitements chimiques, mais à présent la transplantation de gènes permet de créer de nouvelles variétés de maïs pour produire une substance qui repousse la pyrale du maïs.
Les avantages de cette stratégie sont :
- pas de pollution chimique propagée dans l'écosystème
- la substance n'est active qu'envers les insectes (pas de danger pour les mammifères et donc pour l'homme)
- cette substance est produite par les parties vertes de la plante, qui ne sont jamais consommées par l'homme
- cette substance est par ailleurs protégée des conditions climatiques défavorables à la culture.
- seule une faible perte du maïs est enregistrée (surtout dans les zones méridionales où les pyrales sont très nombreuses).
Mais, cette technique n'aura-t-elle pas dans le futur, des effets non voulus au départ, tel que l'apparition de pyrales qui seraient insensibles à la substance qui les attaque ? Des tests ont donc été effectués en conditions expérimentales : au bout de 26 générations, aucune n'a permis l'obtention d'une lignée de pyrales résistantes à la substance. Cependant, dans certains pays où l'application de la substance est répétée (Malaisie, Japon, Hawaii), on a remarqué l'apparition d'insectes qui lui résistent.
  
L'éventuel impact sur les insectes utiles comme l'abeille
En effet, il est important de vérifier que les plantes transgéniques ne soient pas toxiques pour d'autres insectes dits " non ciblés ". Ce sont les insectes qui ne sont pas considérés comme " ravageurs " et qui peuvent même être bénéfiques pour l'écosystème, voire pour tout l'environnement, d'où leur nom d'insectes " utiles ". Exemples : les abeilles, les coccinelles, …

Le risque de contamination d'autres cultures agricoles
Si on rend les plantes plus résistantes envers les insectes ravageurs ou les herbicides, les cultures nécessiteront moins d'interventions de la part de l'agriculteur, d'où une simplification du travail.
L'agriculteur devra donc faire un autre travail : veiller à la traçabilité des OGM pour répondre au choix des consommateurs. Il doit être dans la capacité de garantir aux acheteurs la séparation des lots transgéniques. En effet, il est difficile de garantir qu'une parcelle voisine n'a pas contribué à la fécondation. De plus avec le pollen certaines cultures biologiques peuvent être "polluée" par les OGM et ainsi un agriculteur peut perdre un label durement acquis.
  
Risque de réduction de la biodiversité
Certains scientifiques estiment que la diffusion de la biotechnologie conduira à un appauvrissement de la diversité génétique, en conférant un même gène à de nombreuses espèces. Cet effet serait un facteur de vulnérabilité pour les cultures. Notons que d'autres pensent, au contraire que l'utilisation de transgenèses peut être un moyen d'augmenter la diversité génétique, en créant à partir de la même structure plusieurs plantes différentes ayant chacune des spécialités propres à elle seule, grâce à l'apparition de nouveaux gènes.
  
L'impact sur la rhizosphère
La rhizosphère est la partie du sol qui est située le plus à l'extérieur dans la croûte terrestre ; elle est située dans l'environnement immédiat des racines des plantes. Elles est donc très riche en micro-organismes et en substances biologiques. Il ne peut être donc complètement exclu qu'un jour, les plantes modifiées produisent un impact sur cet environnement sub-terrestre. Néanmoins, tout biotope est un milieu évolutif, et donc la rhizosphère également. Les populations de micro-organismes y évoluent de façon très réversible en fonction des hôtes présents et des conditions ambiantes.

En conclusion
Il n’est pas possible d’avoir une position générale sur les risques écologiques. Comme nous l’avons vu, certains " risques " sont en fait des certitudes mais existent déjà sans OGM (apparition de résistances), d’autres sont inexistants dans certaines espèces du fait de la biologie particulière de ces espèces. Pour d’autres encore, le risque est réel, mais il faut garder en mémoire que l’agriculture telle qu’elle est pratiquée actuellement présente des risques non négligeables pour l’environnement et la santé humaine (usage incontrôlé de pesticides et d’herbicides, …). Il faut donc en fait comparer deux risques et deux types de pratiques agricoles : traitement insecticide (agriculture " traditionnelle ") et production de l'insecticide par les plantes


Risques sur la santé :

Comme pour ceux concernant l'environnement, les risques de consommation d'OGM chez l'homme restent encore théoriques car il n'existe aucun recul, vu le caractère récent de cette consommation. De nombreuses recherches sont effectuées pour recenser les risques " potentiels ". Cependant, cette recherche limitée, sans recul, ne peut suffire pour rassurer le consommateur en Europe, touché récemment par l'apparition de la maladie de Kreutzfeld Jacob (maladie de la Vache Folle). 63 % de sondés pensent que la consommation d'OGM possède un caractère dangereux. Il est donc primordial que les recherches s'accélèrent afin d'évaluer les véritables risques.
 
Le risques des gènes de résistance aux antibiotiques :
Les résistances aux antibiotiques chez les bactéries pathogènes pour l’homme se répandent de nos jours et constituent un problème alarmant en médecine, amplifié par la sur prescription des antibiotiques et leur utilisation dans l’alimentation des animaux d’élevage comme promoteurs de croissance. On redoute que les plantes transgéniques n’aggravent ce phénomène...
 




Les effets sur la santé des désherbants totaux auxquels certaines plantes sont rendues résistantes...
Le Round Up, dont le principe actif est le glyphosate, détient déjà le record des ventes dans le monde. Il n'est pas nocif parait-il. A voir ..
 
L'accumulation de certains herbicides dans la chaîne alimentaire :
La toxicité à long terme des résidus d'herbicides peut s'accumuler dans la chaîne alimentaire. En effet, la majorité des plantes transgéniques sont modifiées pour les rendre tolérantes à des herbicides totaux. Lorsqu’une plante est naturellement résistante à un herbicide, elle va le métaboliser, c’est à dire le détruire complètement et il n’en restera plus aucune trace. Mais lorsque la plante est rendue résistante à un herbicide, le problème est en fait tout autre :

* Soit ces plantes ont vu leur patrimoine génétique modifié au niveau de l’enzyme cible de l’herbicide (probablement la forme du site actif a-t-elle été modifiée). L’herbicide ne peut donc plus agir sur la plante mais le problème réside dans le fait que la plante est alors incapable de métaboliser l’herbicide et que celui-ci s’accumule dans les récoltes...


* Soit la résistance est due a l’introduction d’un gène de métabolisation bactérien et dans ce cas, l’herbicide sera éliminé. Mais se pose alors un problème d’homologation des herbicides totaux qui ne l’étaient alors que pour les bordures de chemin, n’étant pas utilisés dans les champs. Cette ré-homologation consiste en l’évaluation des risques de résidus a l’intérieur des plantes destinées a la consommation

Les risques d'allergie :
La commercialisation des premières plantes transgéniques s’accompagne d’un vaste débat d’idées et de passions. Le risque éventuel pour la santé publique, et notamment le développement d’allergies, que pourrait faire courir la consommation d’OGM ou des produits qui en sont dérivés, est souvent mis en avant.
En fait, ce risque n’est pas propre aux OGM : dès lors qu’une protéine est ingérée, un risque allergique peut être suspecté. Peut-on le prévoir ou l ‘estimer ?
Malheureusement, la FDA a donné son aval à des tests de survie gastrique et intestinale correspondant « au meilleur cas », alors que la capacité digestive des très jeunes enfants, des personnes âgées et des sujets ne produisant pas d’acide gastrique est souvent altérée, de sorte que la protéine peut survivre. On estime que 1% à 2% des adultes et 6% des enfants sont allergiques à l’un des huit groupes d’aliments allergéniques (crustacés, noix, œufs, poissons, lait, arachides, soja et blé). Les PGM (Plantes Génétiquement Modifiées) risquent-elles d’aggraver ces chiffres ?
 
Les possibles dérives : 
Les plantes cultivées à des fins industrielles pourraient bien constituer un danger alimentaire réel, car on envisagera forcément d’en utiliser les résidus pour l’alimentation animale. Sauf mise en place effective de procédures adéquates de gestion du risque, des produits chimiques indésirables pourraient alors entrer dans la chaîne alimentaire....

En conclusion :
La présence dans certaines de ces plantes de gènes de résistance à des antibiotiques ne justifie pas un quelconque alarmisme. Cependant, il semble souhaitable d'utiliser à l'avenir les nouvelles techniques qui permettent d'éviter la présence dans les plantes de gènes qui, malgré tout, ne peuvent pas être considérés comme anodins dans un contexte inquiétant de propagation de germes pathogènes résistants. La plupart des nouvelles plantes transgéniques ne contiennent plus ces gènes. Les anciennes ne seront plus autorisées en 2005 (et peut être avant....). Il ne semble pas raisonnable cependant de les interdire "en bloc" et notamment pour l'expérimentation.
article extrait de http://alphyroth.free.fr/ voir les conclusions sur http://alphyroth.free.fr/tpe/conclu.htm


Depuis 1996, Greenpeace se bat contre la dissémination des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Ils présentent beaucoup trop de risques pour que l'on puisse se permettre leur généralisation. Ils sont un danger pour l'environnement, présentent des risques pour la santé et menacent les équilibres économiques et sociaux. Ils posent également des questions éthiques qui n'ont pas fait l'objet d'un débat suffisant.
Greenpeace est opposée à la culture des OGM en plein champ. Parce qu'elle est source de pollution génétique. Parce qu'elle menace la biodiversité. Parce qu'elle contamine inévitablement les filières agricoles traditionnelle et « bio ».
Par contre, Greenpeace n'est pas opposée à la recherche en milieu confiné (sous serre ou en laboratoire), notamment dans une perspective médicale. Nous ne sommes pas contre la recherche ou le progrès. Nous sommes pour que la science profite à tous en respectant l'environnement.
Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Les OGM enrichissent les grandes multinationales comme Monsanto ou Bayer. Elles nous présentent les OGM comme la solution à la faim dans le monde. Mais 99% des céréales génétiquement modifiées n'ont pas un rendement supérieur aux céréales traditionnelles. Elle ne résistent pas non plus à la sécheresse.
En outre, les OGM appauvrissent les petits paysans, standardisent les pratiques agricoles et mettent en danger la biodiversité. Ils vont à l'encontre d'une agriculture durable et arrivent dans nos assiettes sans que nous ayons pu donner notre avis. Au final, les OGM assoient le pouvoir d'une infime minorité sur le reste de l'humanité. 

L'Europe est exemplaire

FAUX
Le rapport de l'Agence européenne de l'environnement est encourageant : il indique que l'Europe des Vingt-Sept a baissé de 13,5% ses émissions de gaz à effet de serre depuis 1990. Mais la projection pour 2020 est nettement moins optimiste : les émissions augmenteraient sensiblement et la baisse par rapport à 1990 ne serait plus que de 6,4% si nous nous contentions des mesures actuelles, bien en deçà de l'objectif de Kyoto. La France, l'Allemagne, la Grèce, la Suède et le Royaume-Uni font partie des bons élèves, tandis que l'Autriche, la Belgique, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, l'Espagne et la Slovénie sont les cancres. Le Danemark, qui produit 20% de son électricité grâce à l'éolien, fait partie des plus mauvais élèves, car le reste vient de centrales à hydrocarbure. Deuxième constat, la diminution des émissions de gaz à effet de serre est concentrée dans le secteur industriel. Si les entreprises ont fait des efforts notables pour rendre leurs sites plus écologiques, la baisse est aussi imputable à des motifs moins vertueux : les anciens pays de l'Est ont fermé des usines technologiquement dépassées et, dans l'Europe des Quinze, la mondialisation a délocalisé les usines et donc la pollution. Troisième constat, les transports continuent à accroître leurs émissions de CO2.
La France, traditionnellement classée parmi les bons élèves en matière d'émissions de CO2 par habitant en raison de son parc nucléaire, pourrait faire mieux : ses émissions de CO2 d'origine électrique ont augmenté, notamment à cause des pointes de consommation qui entraînent le recours à des centrales thermiques au gaz ou au charbon. Enfin, l'Europe, première puissance éolienne du monde pourrait être rattrapée par les Etats-Unis qui totalisent 25 gigawatts de puissance éolienne, devant l'Allemagne (23 gigawatts) et la France (3,4 gigawatts).

 extrait de http://www.challenges.fr